Tous les jours j’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
Ô toi qui m’écoutes, sans l’ombre d’un doute,
Je sens toi aussi que l’avenir tu le redoutes.
Toi ma soeur, toi mon frère, reste digne et fier,
Relève la tête, ensemble nous sommes forts.
Ô toi qui m’entends, toi qui crois que je mens,
Sache que si je chante c’est pour l’avenir de nos enfants.
Toi ma sœur, toi mon frère, entends-tu ma prière ?
Ou seras-tu celui qui me jettera la première pierre ?
Tous les jours j’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
J’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
Je m’efforce chaque jour à donner le meilleur de moi même,
Même si parfois ça ne suffit pas !
Laissez-moi rêver, danser, chanter, dessiner,
Les propres contours de ma réalité.
Je veux résister, ne pas céder,
Aux avances d’une bien triste normalité,
Conditionnée aux intérêts d’un système,
Régi par le pouvoir et la haine !
Tous les jours j’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
J’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
Alors j’essaie, j’essaie, de ne pas me perdre en route,
Car tous les jours je sais, je sais, que peut naître l’ombre d’un doute.
